Les malheurs collectifs

Publié le par USFF


Les malheurs collectifsAvec les misères que les Haïtiens viennent de subir, personne dans ce bas monde, ne saurait rester insensible. Haïti n’est pas la seule tristesse à déplorer envers un peuple déjà touché dans sa misère depuis des lustres. L’histoire de ces séismes paraît injustifiable et cela à chaque période à laquelle ils se produisent lorsque la Terre tremble. Si l’on remonte à ces sorties de cycles malheureux, Lisbonne subit aussi ce genre de catastrophe, ce qui troubla Voltaire, Goethe et Kant. En 1699,  la Chine subit un ravage qui émut l’occident. Quant à Platon, il fut ému par la disparition de l’Atlantide, dans ses écrits du Timée.

La question est générale : Pourquoi ces malheurs devant l’incompréhensible ? Pourquoi des enterrés vivants par une mort soudaine et la sépulture immédiate, se pose ces questions dans son éditorial Christian Barbier ?

C’est le hic et nunc (1)  de l’incompréhensible. Pourquoi Léon Denis dans ses profondes réflexions disait (2) : « Beaucoup s’alarment ; beaucoup s’épouvantent. Ne doutons pas de l’avenir, de l’ascension vers la lumière et répandons autour de nous, avec un courage et une persévérance inlassables, les vérités qui assurent les lendemains et font les sociétés fortes et heureuses. »

Il disait aussi : « Le premier mouvement de l’homme malheureux est de se révolter sous les coups du sort. Mais, plus tard, quand l’esprit a gravi les pentes et qu’il contemple l’âpre chemin parcouru, le défilé mouvant de ses tragiques souffrances est oublié.

Récemment, au Chili, se sont produit des tsunamis provoquant d’autres victimes disparues de notre monde. Les séismes font partie des mouvances de la planète Terre. Y a-t-il des explications à ces états de souffrances et de deuils ? Selon les révélations du monde spirituel  qui a convaincu des milliers d’humains, il est apparu par la logique de la raison, comme l’expose Allan Kardec dans son œuvre Le Ciel et l’Enfer ou La Justice divine selon le Spiritisme, que l’incarnation est nécessaire au double progrès moral et intellectuel de l’Esprit, par l’activité qu’il est obligé de déployer dans le travail, au progrès moral, par le besoin que les hommes ont les uns des autres. La vie sociale est la pierre de touche des bonnes et des mauvaises qualités, la bonté, la méchanceté, la douceur, la violence. Léon Denis, Esprit éclairé par sa splendide médiumnité a écrit ces lignes magnifiques : « Le Spiritisme constitue le remède moral le plus possible contre la douleur. Dans l’explication qu’il en donne, dans les consolations qu’il vient offrir à l’infortune, se trouve la preuve la plus évidente, la plus touchante de son caractère véridique et de sa solidarité inébranlable. (3) »

« Dans le désordre apparent et la confusion des choses, il nous montre l’ordre qui, lentement, s’ébranle et se réalise, le futur qui s’élabore dans le présent et, au-dessus de tout, le déploiement d’une immense et divine harmonie. (4) »  « La destinée étant illimitée, nous ménage des possibilités toujours nouvelles d’amélioration. La souffrance n’est qu’un correctif à nos abus, à nos erreurs, un stimulant dans notre marche. Ainsi les lois souveraines se montrent parfaitement justes et bonnes. Elles n’infligent à personne des peines inutiles ou imméritées. L’étude de l’univers moral nous remplit d’admiration pour la puissance qui, au moyen de la douleur, transforme peu à peu les forces du mal en forces du bien, fait sortir du vice la vertu, de l’égoïsme l’amour ! Dès lors, assuré du résultat de ses efforts, l’homme accepte avec courage les épreuves inévitables. La vieillesse peut venir, la vie décroître et rouler sur la pente rapide des ans, sa foi l’aide à traverser les périodes accidentées et les heures tristes de l’existence. La doctrine nouvelle avec ses certitudes inébranlables pour ceux qui l’ont adoptée, la mort, comme la douleur, sera sans effroi. Chaque tombe qui se creuse est un portique de délivrance, une issue ouverte vers les libres espaces ; chaque ami qui disparaît, va préparer la demeure future, jalonner la route à suivre sur laquelle nous nous rejoignons tous. La séparation n’est même qu’apparence. Nous savons que ces âmes ne nous ont pas quittés sans retour ; une communion intime peut encore s’établir d’elles à nous. Si leurs manifestations dans l’ordre sensible, rencontrent des obstacles, nous pourrons du moins correspondre avec elles par la pensée. A la peine, la tristesse humaine, Dieu a donné pour compagne la sympathie céleste. Et cette sympathie prend souvent la forme d’un être aimé qui, dans les jours d’épreuves, descend plein de sollicitude et recueille chacune de nos douleurs pour nous en faire une couronne de lumière dans l’espace. Combien d’époux, de fiancés, d’amants, séparés par la mort, vivent dans une union nouvelle plus étroite et plus intime. Aux heures d’affliction, l’Esprit d’un père, d’une mère, tous les amis du Ciel se penchent vers nous et baignent nos fronts de leurs fluides doux et affectueux ; ils enveloppent nos cœurs de chaudes palpitations d’amour. Comme se laisser aller au mal, au désespoir en présence de tels témoins, en songeant qu’ils voient nos soucis, lisent nos pensées, qu’ils nous attendent et s’apprêtent à nous recevoir au seuil de l’immensité. ! En quittant la Terre, nous les retrouveront tous et avec eux, un bien plus grand nombre d’Esprits amis que nous avions oubliés durant notre dernier séjour terrestre, la foule de ceux qui partagèrent nos vies passées et composent notre famille spirituelle. Il n’est pas d’abîme que l’amour ne puisse combler ; Dieu, tout amour, n’a pu condamner à s’éteindre le sentiment le plus beau, le plus noble de tous ceux qui vibrent au cœur de l’homme. L’amour est immortel comme l’âme elle-même. Ne perdons pas de vue que les âmes des désincarnés se révèlent aux humains. Elles manifestent leur présence, s’entretiennent avec nous,  nous initient aux mystères des vies renaissantes aux splendeurs de cet avenir qui sera le nôtre. »

La mort n’est qu’un passage d’une dimension à une autre, si nous dénombrons les morts collectives, nous relevons que les séismes n’ont pas épargné notre planète. Les bombardements de Dresde ont fait 40 000 morts. La bombe atomique de Nagasaki 70 000 morts, à Hiroshima 140 000 morts et le tsunami 220 000 morts dans 14 pays d’Asie du sud-est. Et à Port au Prince, en 1 minute, 30 secondes, 217 000 morts et 300 000 blessés graves.

Le comble de cette catastrophe, c’est que l’on a vu des chirurgiens pleurer, faute des moyens nécessaires pour pratiquer ce que l’on dénomme encore une chirurgie de guerre face à une destruction massive.

Notre monde n’a pas encore pratiqué la fraternisation générale mondiale, solidaire et permanente au  lieu et place de fabriquer des bombes atomiques contraires à la loi d’amour enseignée depuis des siècles par le Maître de Galilée et qu’il n’y aura jamais d’autres remèdes valables que cet enseignement.

 

Des Explications tirées du Livre des Esprits d’Allan Kardec

 

Les Fléaux destructeurs.

 

737.    Dans quel but Dieu frappe-t-il l'humanité par des fléaux destructeurs ?

 

« Pour la faire avancer plus vite. N'avons-nous pas dit que la destruction est nécessaire à la régénération morale des Esprits qui puisent dans chaque nouvelle existence un nouveau degré de perfection ? Il faut voir la fin pour en apprécier les résultats. Vous ne les jugez qu'à votre point de vue personnel, et vous les appelez fléaux à cause du préjudice qu'ils vous occasionnent ; mais ces bouleversements sont souvent nécessaires pour faire arriver plus promptement un ordre de choses meilleur, et en quelques années ce qui eut exigé bien des siècles. » (744).

 

738.    Dieu ne pouvait-il employer pour l'amélioration de l'humanité d'autres moyens que les fléaux destructeurs ?

 

« Oui, et il les emploie tous les jours, puisqu'il a donné à chacun les moyens de progresser par la connaissance du bien et du mal. C'est l'homme qui n'en profite pas ; il faut bien le châtier dans son orgueil et lui faire sentir sa faiblesse. »

 

Mais dans ces fléaux l'homme de  bien succombe comme le pervers ; cela est-il juste ?

 

« Pendant la vie, l'homme rapporte tout à son corps ; mais après la mort, il pense autrement et comme nous l'avons dit : la vie du corps est peu de chose ; un siècle de votre monde est un éclair dans l'éternité ; donc les souffrances de ce que vous appelez de quelques mois ou de quelques jours ne sont rien ; c'est un enseignement pour vous, et qui vous sert dans l'avenir. Les Esprits, voilà le monde réel, préexistant et survivant à tout (85) ; ce sont les enfants de Dieu et l'objet de toute sa sollicitude ; les corps ne sont que les déguisements sous lesquels ils apparaissent dans le monde. Dans les grandes calamités qui déciment les hommes, c'est comme une armée qui, pendant la guerre, voit ses vêtements usés, déchirés ou perdus. Le général a plus de souci de ses soldats que de leurs habits. »

 

Mais les victimes de ces fléaux n'en sont pas moins des victimes ?

 

« Si l'on considérait la vie pour ce qu'elle est, et combien elle est peu de chose par rapport à l'infini, on y attacherait moins d'importance. Ces victimes trouveront dans une autre existence une large compensation à leurs souffrances si elles savent les supporter sans murmure. »

 

Que la mort arrive par un fléau ou par une cause ordinaire, il n'en faut pas moins mourir quand l'heure du départ a sonné : la seule différence est qu'il en part un plus grand nombre à la fois.

Si nous pouvions nous élever par la pensée de manière à dominer l'humanité et à l'embrasser tout entière, ces fléaux si terribles ne nous paraîtraient plus que des orages passagers dans la destinée du monde.

 

739.    Les fléaux destructeurs ont-ils une utilité au point de vue physique, malgré les maux qu'ils occasionnent ?

 

« Oui, ils changent quelquefois l'état d'une contrée ; mais le bien qui en résulte n'est souvent ressenti que par les générations futures. »

 

740.    Les fléaux ne seraient-ils pas également pour1 homme des épreuves morales qui le mettent aux prises avec les plus dures nécessités ?

 

« Les fléaux sont des épreuves qui fournissent à l'homme l'occasion d'exercer son intelligence, de montrer sa patience et sa résignation à la volonté de Dieu, et le mettent à même de déployer ses sentiments d'abnégation, de désintéressement et d'amour du prochain, s'il n'est pas dominé par l'égoïsme. »

 

741. Est-il donné à l'homme de conjurer les fléaux dont il est affligé ?

 

« Oui, d'une partie ; mais pas comme on l'entend généralement. Beaucoup de fléaux sont la suite de son imprévoyance ; à mesure qu'il acquiert des connaissances et de l'expérience, il peut les conjurer, c'est-à-dire les prévenir s'il sait en rechercher les causes. Mais parmi les maux qui affligent l'humanité, il en est de généraux qui sont dans les décrets de la Providence, et dont chaque individu reçoit plus ou moins le contrecoup ; à ceux-là l'homme ne peut opposer que la résignation à la volonté de Dieu ; et encore ces maux sont souvent aggravés par son insouciance. »

 

Parmi les fléaux destructeurs, naturels et indépendants de l'homme, il faut ranger en première ligne la peste, la famine, les inondations, les intempéries fatales aux productions de la terre. Mais l'homme n'a-t-il pas trouvé dans la science, dans les travaux d'art, dans le perfectionnement de l'agriculture, dans les assolements et les irrigations, dans l'étude des conditions hygiéniques, les moyens de neutraliser, ou tout au moins d'atténuer bien des désastres ? Certaines contrées jadis ravagées par de terribles fléaux n'en sont-elles pas préservéesaujourd'hui ? Que ne fera donc pas l'homme pour son bien-être matériel quand il saura mettre à profit toutes les ressources de son intelligence, et quand au soin de sa conservation personnelle il saura allier le sentiment d'une véritable charité pour ses semblables ? (707)

 

 

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